Aurore Radieuse : Demi Brigade de Fusilliers Marins - DBFM

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chapitre II : les bleus au combat
 

« La bravoure procède du sang, le courage vient de la pensée »
Napoléon 1er - Maximes et pensées

EXTRAITS
 

 Je me rappelle avec amusement des branleurs farauds dans ce bahut déglingué. La magie de l’uniforme et surtout de l’insigne : deux fusils entrecroisés ! Le miracle du déguisement, les héros en « peau de lapin » du crabe. Quelle rigolade ! Si les fels nous avaient vus, ils se seraient écroulés de rire. Des minots pour leur casser la gueule ! Bon d’accord, nous ne buvions plus de lait, mais nous n’avions pas encore tout vu : c’était l’aventure avec un grand A.

...

Le GMC peine dans la côte secouant ses occupants comme des pruniers. Les huit hommes, accotés les uns contre les autres ne parlent pas. Et pour cause, crevés comme des Comanches, ils ronflent. De l’autre côté des sacs de vivres et de courrier, deux fusiliers fringués d’un battle-dress qui a connu des jours meilleurs, la barbe hirsute, se taillent un casse croûte en puisant dans le sac des vivres.

De temps à autre ils lèvent leur gourde pour se rincer le gosier. Le pistolet-mitrailleur est par contre dans un état de propreté parfait, chargeur rabattu, à portée de la main. Ils mastiquent, le regard vide, apanage des ruminants et des guerriers fatigués.

Le camion passe un peu vite, avec un craquement de ferraille à bout de souffle, dans une ornière creusée par les chenilles d’un char. Le choc réveille la bande, et naturellement Dassier regarde les casse- croûtes.

...

Les bleus avec moi pour instruction !

Le lendemain, la porte du blockhaus s’ouvre sur un grand ciel bleu, et le bidel vient secouer les dormeurs.

Un chef de section surnommé Bill se pointe.
- Pose de mines ! Les bleus avec moi pour instruction !
Le command car arrive sur le site. Bill déplie sa carte et note :
- Bon, à partir d’ici c’est miné, on va vérifier si rien n’a bougé. Marcel c’est toi qui a miné, va voir !
- Ah les fumiers ! Jure au bout d’un moment Marcel. Venez voir ça chef !
- Hé hé une mine à niveau ! Ne sont pas si cons ! On ne peut pas la désamorcer et il va falloir la faire sauter.
Planquez-vous tous derrière l’engin.

Une grenade dégoupillée posée juste à côté fait exploser dans un bruit de tonnerre la mine fel. De la terre et des cailloux leur tombent dessus. Ca sent l’explosif à plein nez.

- Radio, appelle Lapidation et préviens de la destruction d’une mine à niveau carreau 1153
- OK chef.

...

La patrouille légèrement chargée mais bien armée, s’enfonce dans le no man’s land, tous les sens aux aguets. Ils cheminent avec précaution, le détecteur de mines en tête.

Quelques chacals se carapatent et ils sentent bientôt la charogne. Ils arrivent sous l’arbre et voient enfin pourquoi ces saletés de chacals sautaient en l’air. Il y a un fel qui a été soufflé dans l’arbre par l’explosion d’un obus de 105, dont on voit le cratère.
- Beurk ça coince la mort de Dieu.
- Deux hommes ! Commande l’officier ; descendez moi cet oiseau et faites attention, il est largement faisandé !

Un jus verdâtre coule de tous les orifices du visage boursouflé. L’odeur est épouvantable.

- Bordel ! Je comprends par quoi sont passé les mecs des camps de concentration, confie un assistant à son voisin.
- Tu l’as dit ! Attention il se casse la gueule !
Le cadavre délogé de sa position dégringole et s’écrase avec un bruit mou plus que répugnant sur le sol. L’odeur empire si cela est encore possible.
- Fouillez-le et enterrez-le rapidement ! Il a tellement d’asticots qu’il va se sauver tout seul.

...

A vingt heures, les équipages se retrouvent comme d’habitude au blockhaus Hélène. Par groupe de deux ou trois types, en discutant tranquillement, ils grimpent dans leur blindé. S’ils pensent que d’ici trois ou quatre heures ils seront morts, ils ne le montrent pas. Peut-être que le tireur fel aura son compte avant. Popoff le chauffeur arrive en se marrant, ouvre la porte et se glisse dans son habitacle.
- Eh rigolo, t’as fait tes prières ?
- Pas de danger ! Je suis dans les petits papiers de Saint Pierre.
- Parés les mecs ? On va partir !
- Parés !
- En route ! Allez, mets en route ta limousine chauffeur, et conduis prudemment hein ?
Z’allez voir le Fangio du bataillon !

Suite > Télécharger un extrait du livre Radieuse Aurore de Lucien Henri GALEA

 
   
 
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