Nord Constantinois, 4 mars 1961
A cette époque particulièrement tourmentée, les harkis, pressentant l’abandon de l’Algérie par la France, se sentent terriblement menacés. L’alternative qui s’offre à eux est soit d’attendre une hypothétique invitation à un éventuel « rapatriement » en France, qui équivaudrait en fait pour eux à un exil, soit de faire confiance aux promesses du FLN, se laisser désarmer et démobiliser, et être ainsi promis ainsi à une mort que certains d’entre eux se verront infliger dans des conditions de barbarie indescriptible…
Cependant, une troisième issue pour eux consiste à déserter, en accomplissant un acte offensif contre les forces françaises, afin de bien marquer leur nouvelle appartenance à la cause de l’Algérie indépendante, et obtenir ainsi le pardon de leur passé de harki ayant combattu pour la France.
C’est pourquoi les désertions se mutiplient: on nous rapporte que les soldats français d’un poste isolé ont tous été massacrés par leurs compagnons de la veille, qui ont rejoint le maquis, emportant avec eux les armes et les munitions du poste... Suite > Commander le livre ci-dessous...
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