Le 22 Août 1960, venant de Philippeville, après des heures de route et de pistes parcourues en half-track, j’arrivai à la mechta Taoulili, minuscule hameau accroché aux contreforts sud du massif montagneux Sidi M’Cid Aïcha, en Petite Kabylie.
A cet endroit, se trouvait ce qu’il était pompeusement convenu d’appeler la base arrière du commando L 124, 4e compagnie du 2e bataillon, aux ordres du commandant Tudieu, lequel avait son Q.G. à Grarem, une bourgade distante d’une trentaine de kilomètres.
Cette base était composée de quelques gourbis abandonnés de leurs habitants, de quelques tentes et de bâtisses en torchis. Aucune palissade, aucune enceinte, c’était la règle des commandos de chasse : vivre comme le fellagha, dans une insécurité permanente.
Le commando au sein duquel j’allais servir durant près d’un an et demi était une unité mixte de 150 hommes environ, dont l’effectif était réparti en une section de commandement et quatre sections de combat... Suite > Commander le livre ci-dessous...
|