Evoquer l’état d’esprit, c’est aborder la question du moral des troupes.
Au cours de la guerre d’Algérie, les soldats professionnels des troupes de choc, paras et légionnaires, voulaient, comme dit la chanson, « en découdre, par le poignard et par la poudre ».
Mais en ce qui concerne les appelés, les rappelés et les maintenus sous les drapeaux, nombre d’entre eux comptaient les jours qui les séparaient de « la quille ».
Dans les commandos de chasse, faisant appel au volontariat, et dont les effectifs venaient d’horizons très variés (infanterie, cavaliers, troupes coloniales, paras, harkis rebelles ralliés…), le moral, d’abord enthousiaste, devint de plus en plus difficile à maintenir, au fur et à mesure que la rumeur d’un prochain abandon de l’Algérie s’enflait, et, avec elle, son cortège d’incertitudes, puis d’inquiétudes et d’angoisse…
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